Pierre Paquette
Allocution pour le Conseil général du Bloc Québécois
13 octobre 2007
Chères amies, chers amis,
C’est avec une grande fierté que je vous livre aujourd’hui, à titre de leader parlementaire et au nom de tous mes collègues du caucus, mon premier rapport de l’aile parlementaire. C’est avec une grande fierté, car je veux témoigner du travail acharné, soutenu et rigoureux de l’ensemble de l’aile parlementaire. Un travail qui, souvent, fait appel à beaucoup d’imagination et de créativité, aussi bien au plan du contenu que des méthodes pour faire avancer nos idées.
Ces idées, ces préoccupations et ces solutions, qui sont en fait celles des Québécoises et des Québécois, nous les faisons avancer dans un milieu qui, c’est le moins qu’on puisse dire, est passablement hostile, et je suis poli. Car il faut le rappeler, même si je suis sûr que vous en êtes convaincus, le Bloc Québécois est le seul parti qui défend pour vrai les intérêts et les valeurs de la nation québécoise à Ottawa.
Tous les autres partis se targuent d’être ouverts à la réalité québécoise, mais cette ouverture de pacotille, une fleur à la boutonnière, se referme lorsque les intérêts du Québec sont différents de ceux du Canada, ce qui est souvent le cas, et lorsque les valeurs de la nation québécoise sont différentes de celles de la nation canadienne, ce qui est souvent le cas aussi.
On n’a qu’à penser au nombre de fois où des motions unanimes à l’Assemblée nationale du Québec ont été rejetées du revers de la main par les trois partis fédéralistes.
Deux exemples suffiront pour illustrer cette fermeture canadienne.Au printemps, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déposé un projet de loi qui augmente le nombre de sièges à la Chambre des communes pour l’Ontario et l’Ouest du Canada, diminuant ainsi le poids politique de la nation québécoise. Depuis 1985, c’est 48 nouveaux sièges qui ont été ajoutés sans que le Québec n’en reçoive un seul. La motion unanime de l’Assemblée nationale du 18 mai dernier exige du gouvernement fédéral le retrait pur et simple du projet de loi C-56.
Aucun parti fédéraliste n’a voulu aller dans le sens de cette exigence défendue par le Bloc Québécois. Jusqu’à la souveraineté du Québec, et pour la préparer, le Bloc Québécois poursuivra sa bataille et assurera la reconnaissance du Québec à la Chambre des communes. Seul le Bloc Québécois peut le faire.
Autre exemple… Rappelez-vous le scandale d’Option Canada, un organisme financé par le gouvernement fédéral qui a dépensé illégalement de l’argent lors du référendum de 1995. Quand vous repensez à ce scandale, croyez-vous que les partis fédéralistes sont en mesure de protéger le droit démocratique de la nation québécoise à décider librement de son avenir? Il ne faut pas perdre de vue que si le scandale des commandites était un scandale libéral, le scandale d’Option Canada est un scandale fédéraliste! Les Libéraux, les Conservateurs, le NPD sont tous complices.
Seul le Bloc Québécois peut le faire!
Voilà des preuves parmi tant d’autres que la différence entre le Bloc Québécois et les autres partis, c’est que, à Ottawa, nous sommes le seul parti qui peut défendre les intérêts et les valeurs de la nation québécoise, et ce, sans compromis!
Seul le Bloc Québécois peut le faire !
Non seulement le Bloc Québécois est différent, mais il fait la différence. Parce qu’il est le seul parti qui défend le Québec, sans compromis, parce qu’il est implanté dans toutes les régions du Québec et parce qu’il a l’indépendance de pouvoir défendre une seule cause, celle de la nation québécoise, de ses valeurs et de ses intérêts, sans compromis!
L’action parlementaire du Bloc Québécois est irremplaçable. L’action du Bloc Québécois, c’est de faire grandir le Québec, alors que l’action des partis fédéralistes, c’est de rapetisser le Québec.
Cela est vrai dans tous les domaines, notamment en environnement ou en ce qui a trait aux questions énergétiques, de l’assurance-emploi, du déséquilibre fiscal, de la culture, de l’agriculture, de la francophonie, du développement économique et régional, des affaires étrangères, de la mondialisation.
Concernant toutes ces questions et bien d’autres, les députés du Bloc Québécois ont défendu et continuent à défendre le Québec sans compromis.
Les députés ont déposé et souvent fait adopter à l'arraché des projets de loi et des motions, que ce soit à la Chambre des communes ou en comités. Je pense aux projets de loi C-280 sur l'immigration et la protection des réfugiés, à celui sur la protection des salariés en cas de faillite, ou à la motion visant à exclure explicitement l’exportation d’eau en vrac des accords commerciaux, à celle qui exige la protection absolue de la gestion de l’offre, et à la motion visant à donner des dents à la loi sur la concurrence afin que la Commissaire de la concurrence ait le pouvoir d'initier des enquêtes sur le prix de l'essence.
Je ne peux malheureusement faire la nomenclature de toutes les initiatives de nos députés, de tous les débats qu’ils ont eus, de tous les gains qu’ils ont obtenus et de toutes les embûches qu’ils ont rencontrées, mais leur détermination est sans faille grâce à votre appui et à celui de Gilles Duceppe, notre chef.
Je demande donc à ces députés de se lever afin qu’on puisse applaudir très fort tout ce travail exceptionnel qu’ils ont accompli pour le Québec et sa souveraineté nationale.
Finalement, le Bloc Québécois, c’est le vrai pouvoir pour les Québécoises et les Québécois à Ottawa. Gilles Duceppe, c’est le vrai chef. C’est un chef qui est vrai dans ses convictions, dans son action, dans son amour du Québec. C’est un chef authentique, ouvert et progressiste.
Je vous demande maintenant d’accueillir chaleureusement notre chef, notre ami, mon ami, Gilles Duceppe.
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